Témoignage d'Emilie en volontariat CES en Slovénie

Je m’appelle Emilie et ça fait maintenant 4 mois que je vis en Slovénie. Qu’est-ce que je fais ici ? Je suis une volontaire du Corps Européen de Solidarité (CES), et je suis sûrement en train de vivre la plus belle aventure de ma vie.
Je travaille dans un centre de jeunes à Ljubljana, la capitale de la Slovénie, et suis ici pour 8 mois.

Je pense que maintenant, après 4 mois de vie ici, je peux dire que j’ai trouvé ma place, je suis heureuse et me sens vraiment bien. Le début était difficile car je n’avais pas grand-chose à faire au travail, je passais mes journées à regarder les gens autour de moi sans vraiment comprendre ce qu’il se passait. Après quelques soirs où je rentrais avec le moral à zéro, j’ai décidé d’en parler à ma coordinatrice qui a tout de suite compris et m’a donné plus de choses à faire et plus de responsabilités. Depuis, on peut dire que je vis ma meilleure vie ! 

Depuis mon arrivée, j’ai créé un club de français. Avec des autres volontaires et des gens du centre, on s’y retrouve tous les lundis. Je leur organise des activités pour qu’ils apprennent et pratiquent le français. Ils ont déjà appris à se présenter en français, on a fait des gaufres (évidemment), on a aussi fait un jeu de piste dans Ljubljana qu’ils ont vraiment ADORÉ. Avec des collègues, on a également créé un escape game en ligne pour aider les étudiants à réfléchir sur leurs études. On a ensuite fait le tour de plusieurs écoles de Slovénie pour leur faire découvrir ce jeu.

Concernant ma vie “privée”, j’ai fait pas mal de rencontres. Certaines sont d’ailleurs devenues des amis proches avec qui je passe la plupart de mon temps. Je ne me suis pas vraiment rapprochée des locaux, mais plutôt d’autres volontaires. J’ai souvent une grande différence d’âge avec eux, car la moyenne d’âge tourne plutôt autour de 24 ans que de 18, mais bizarrement je ne ressens pas cette différence. J’ai comme l’impression que tous les volontaires sont un peu dans le même esprit, on arrive à tous se comprendre malgré nos différences d’âge, nos différences culturelles et nos différences linguistiques. J’ai aussi fait la rencontre d’Elise, une autre volontaire belge qui est assez connue chez les CBB apparemment ! Depuis qu’on se connait, on passe énormément de temps ensemble, on découvre la Slovénie dans les moindres recoins et on profite à fond de notre projet !

Pour les fêtes, j’ai décidé de rester en Slovénie, et je suis presque une des seuls volontaires CES en Slovénie à l’avoir fait. Je ne regrette pas du tout ma décision, je savais que retourner pour une ou deux semaine(s) dans ma zone de confort ne m’apporterait rien de plus, donc j’en ai profité pour passer du temps avec le peu de volontaires qui étaient restés ici. Ça m’a permis de découvrir de nouvelles traditions slovènes, grecques et siciliennes et de fêter les fêtes d’une manière un peu moins traditionnelle qu’à la maison. Et puis, mes parents sont venus me rendre visite pour le nouvel an, ils sont restés 10 jours, je n’ai donc pas vraiment eu le temps de me sentir seule ! C’était d’ailleurs vraiment chouette de leur faire visiter mon nouveau pays, et de leur montrer ma vie ici, c’était sûrement une des meilleures semaines de vacances que j’ai passée avec eux.

J’ai également eu la visite de mes copines de Belgique, qui ont décidé de venir passer leur seule semaine de vacances sur l’année en Slovénie. On a fait un petit roadtrip et ça m’a fait beaucoup de bien de les revoir. Après 4 mois sans s’être vues, on s’est retrouvées comme on s’était quittées. On a pu se raconter nos nouvelles vies, moi ici, elles dans différentes écoles, différentes études, mais toutes heureuses et épanouies de nos chemins de vie. Je n’en reviens pas que je sois déjà à la moitié de mon projet, et je crois que la fin va arriver plus vite que je ne le pense… J’ai toujours su que je ne regretterais pas la décision d’être partie, mais je ne pensais pas que ça serait aussi difficile de penser au retour, alors, pour le moment, je ferme les yeux et continue de vivre au jour le jour et de découvrir que, à 18 ans, je peux vivre seule, voyager, être responsable et me faire plein de nouveaux amis.

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